HASHCASH
Système de preuve de travail conçu par Adam Back en 1997 pour lutter contre le spam et les attaques DoS. Il repose sur le principe qu’un expéditeur doit effectuer un travail de calcul (spécifiquement, la recherche d’une collision partielle sur une fonction de hachage cryptographique) pour prouver son travail. Cette tâche est coûteuse en temps et en énergie pour l’expéditeur, mais la vérification du résultat par le destinataire est rapide et simple. Ce protocole s’est révélé particulièrement adapté à la lutte contre le spam dans les messageries électroniques, car il est peu contraignant pour les utilisateurs légitimes, tout en constituant un obstacle majeur pour les spammeurs. En effet, l’envoi d’un seul courriel requiert quelques secondes de calcul, mais reproduire cette opération des millions de fois rend l’opération extrêmement coûteuse en termes d’énergie et de temps, ce qui vient souvent annuler l’intérêt économique des campagnes de spam, qu’elles soient à but marketing ou malveillant. De plus, il permet de préserver l’anonymat de l’expéditeur.
HashCash a rapidement été adopté par des cypherpunks qui cherchaient à développer un système de monnaie électronique anonyme sans intermédiaire. En effet, l’innovation d’Adam Back a introduit pour la première fois la notion de rareté dans le monde numérique. On retrouve alors le concept de preuve de travail dans plusieurs systèmes de monnaies électroniques antérieurs à Bitcoin, dont :
- b-money de Wei Dai publié en 1998 ;
- RPOW de Hal Finney publié en 2004 ;
- Bit Gold de Nick Szabo publié en 2005.
Le principe de HashCash se retrouve également au sein du protocole Bitcoin, où il est utilisé comme mécanisme de protection face aux attaques Sybil.