FORK
Le terme de « fork » revêt plusieurs significations dans le cadre de Bitcoin. Il désigne soit une scission du réseau de nœuds en plusieurs groupes séparés, entraînant la création de plusieurs blockchains différentes, soit une modification des règles du protocole, voire les deux simultanément. Pour simplifier, on distingue 4 grandes catégories de forks :
- L’embranchement naturel : se produit lorsqu’il y a une concurrence temporaire entre deux blocs découverts en même temps à une même hauteur. Cet embranchement peut s’étendre sur plusieurs blocs. Ce type de fork se résout naturellement quand une des chaînes devient plus longue que l’autre (avec plus de travail accumulé), menant à une réorganisation. Cette réorganisation se manifeste avec l’intégralité des nœuds qui s’accordent de nouveau sur une blockchain unique ;
- Le fork de code : consiste à créer une toute nouvelle cryptomonnaie à partir du code source de Bitcoin, en lançant une nouvelle blockchain depuis le bloc de Genèse ;
- Le hard fork : représente une modification du protocole Bitcoin, incompatible avec les versions antérieures, en retirant des règles ou en allégeant celles existantes. Il en résulte la création de deux chaînes distinctes et incompatibles si tous les nœuds ne sont pas mis à jour. Le réseau se scinde alors en deux : ceux qui adoptent les nouvelles règles et ceux qui conservent les anciennes ;
- Le soft fork : implique des modifications rétrocompatibles qui ajoutent des règles ou rendent plus restrictives celles existantes, sans provoquer de division du réseau. Les nœuds qui n’adoptent pas les nouvelles règles peuvent continuer à suivre la même chaîne que les autres, à condition que la majorité de la puissance de calcul du réseau soutienne la chaîne mise à jour.