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CHECKPOINTS

PROTOCOLE Traduction en français : POINTS DE CONTROLE

Empreintes de blocs spécifiques qui étaient codées en dur dans Bitcoin Core. Chaque checkpoint associait une hauteur de bloc à un hash attendu, et tout fork en dessous d’un checkpoint déjà synchronisé était rejeté.

Introduit par Satoshi Nakamoto le 17 juillet 2010 (version 0.3.2), ce mécanisme visait à empêcher toute réécriture de la chaîne historique, même par un attaquant disposant d’une majorité de la puissance de calcul. En pratique, les checkpoints servaient surtout de protection anti-DoS lors de l’IBD : sans eux, un attaquant pouvait exploiter le bug du time warp pour submerger la mémoire d’un nouveau nœud avec des millions d’en-têtes à difficulté minimale. Mais ces checkpoints n’ajoutaient pas de réelle sécurité au consensus : si les checkpoints devaient influencer le choix de la chaîne, le système serait déjà compromis. Le dernier a été ajouté au bloc 295 000, en avril 2014.

Les checkpoints ont été retirés dans Bitcoin Core 30.0 (octobre 2025), remplacés par le mécanisme de headers presync (août 2022) qui vérifie la preuve de travail d’une chaîne avant de stocker ses en-têtes, éliminant toute donnée codée en dur par les développeurs.

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